THÉMATIQUE

PÊCHE MIRACULEUSE… ET RESPECTUEUSE

BEAUX ZESTES

En Corse, depuis la nuit des temps, pagres, loups, chapons et autres dorades royales sont comme des poissons dans l’eau. Car, qu’elle soit pratiquée en mer ou dans les étangs, la pêche est artisanale sur l’île. Ici, pas de gros chaluts, seulement des bateaux de petite taille (moins de dix mètres) qui ont un faible impact sur les ressources marines et lacustres.

 

Diversifiée, de saison, respectueuse de l’écosystème et des périodes de reproduction des espèces, cette pêche raisonnée permet aux poissons de s’épanouir et de se développer harmonieusement.

 

En conséquence, les dentis, les mérous, les saint-pierre, les rascasses mais aussi les mulets et les anguilles abondent, de même que les espèces pélagiques comme les thons et les espadons.

 

La pêche traditionnelle

Fruit du patrimoine historique et culturel de l’île, elle est principalement réservée à la consommation locale. Attentifs à la biodiversité marine depuis la nuit des temps, les pêcheurs insulaires transmettent leur expertise et leurs méthodes de pêche durable de génération en génération. C’est ainsi que la tradition halieutique locale a toujours préservé les espèces présentes dans les eaux corses.

La pêche d’élevage

Troisième activité d’exportation corse après la viticulture et la culture de la clémentine, l’aquaculture de l’île privilégie elle aussi la qualité et l’excellence à la quantité. Ici, les fermes aquacoles travaillent de façon à minimiser leur impact sur l’environnement et à préserver le bien-être animal. Elles élèvent principalement du maigre, du loup, du turbot et de la dorade royale.

Né sur les contreforts de l’Himalaya, arrivé en Corse au XVIIIème siècle après avoir transité par les bagages des Romains ou des Génois, le citron s’épanouit voluptueusement sur nos terres montagneuses
à la fois humides et ensoleillées.

C’est d’ailleurs en Haute-Corse, à San Giuliano, que se niche l’une des plus belles collections d’agrumes du monde.
Les chercheurs de l’INRA y veillent avec amour sur d’incroyables spécimens de cédrats, de citrons caviar, de pamplemousses, de mains de Bouddha, et bien sûr de fameux citrons jaunes de Corse.

Issu du croisement naturel entre le bigaradier et le cédratier,
ce bel agrume bénéficie de conditions toutes particulières :
alors que les autres citrons méditerranéens poussent en terrains calcaires, les nôtres sont cultivés sur des sols argilo humiques, d’où un taux de sucre plus élevé, qui leur confère des arômes intenses.
Poids lourds des vergers pour certains, ils peuvent peser jusqu’à 1 kilo pour les fruits de la variété Lumiciana !
Leur peau épaisse et rugueuse, très parfumée,
cache une chair juteuse à la saveur subtile.
D’autres variétés, comme les Santa Teresa ou les Eureka Quatre Saisons, au format plus modeste, développent aussi d’exceptionnelles qualités organoleptiques en grandissant sur notre terroir.

Du zeste au ziste, de la chair au jus,
tout est bon dans les citrons corses !

Récoltés à maturité naturelle, ils regorgent d’une fraîcheur unique.

Leurs saveurs acidulées sont une source de créativité infinie pour les chefs et les pâtissiers,
qui les subliment dans leurs créations salées ou sucrées. 

Les parfumeurs, eux, sont fous de leurs précieux arômes,
qu’ils s’emploient à capturer pour créer de nouveaux « jus ».

Ancrés dans le terroir de l’île, les citrons corses espèrent obtenir,
d’ici quelques années, une Indication Géographique Protégée.
Ils marcheraient ainsi dans les pas de la célèbre clémentin